22/10/2015

La goutte de vie et le vase précieux

 

La goutte de vie et le vase précieux

 

 

 

Vivre en communauté, c’est  comme remplir ensemble un grand vase d’eau où chacun apporte sa contribution, sa goutte d’eau. Cette eau permet à chacun de s’y épanouir, d’être reconnu par les autres membres. Elle est précieuse. Certaines sociétés remplissent le vase plus vite que d’autres et certains regardent la partie vide ou la partie pleine pour apprécier la qualité des apports communs. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

Si le vase est plein, on en remplit un autre. Le plus gros drame, c’est le manque d’eau car il faut de l’eau pour vivre. 

 

Cette eau doit rester claire, elle fait la fierté de ses membres. Elle doit donc être belle de l’intérieur (gout) et belle de l’extérieur (transparence).

 

Cependant, certains membres de la société font ce qui n’est pas attendu. Et moi, par distraction, je fais parfois partie de ceux-là. Mais bien entendu, par distraction seulement ! …

 

Au lieu de fournir une goutte d’eau claire, ils apportent de la pollution (goutte de peinture, poignée de sciure, sel …).

 

Quand cela arrive, les autres se fâchent, se plaignent.

 

Les pollueurs répondent, « Ce n’est pas grave, ce n’est qu’une goutte rouge, ce n’est que de la sciure, ce n’est que du sel, on s’en sert en cuisine ! ». Ils minimisent leurs actes.

 

A côté de cela, il y a gens qui exploitent la situation pour faire ‘mousser ‘ pour le plaisir. Ce sont les agitateurs.

 

Certains ne réagissent pas, ce sont les spectateurs.

 

Quand la pollution arrive, il faut virer l’eau et changer de vase. Le travail fournit par chacun n’a servi à rien, c’est du gaspillage de temps et d’eau.

 

Pourtant, dans certains cas, il y a moyen de ‘rattraper’ un peu la situation ou la compliquer davantage.

 

Si c’est une goutte de peinture rouge, on verra apparaître un voile rougeâtre dans l’eau.  « C ‘est pas si grave ! » diront les pollueurs à tort. C’est dramatique si un agitateur secoue le vase, l’eau deviendra toute rouge. « Mais j’ai rien fait moi, je n’ai fait que prendre le vase en main. » tentent de minimiser les agitateurs face à l’ampleur des événements. Dans ce cas, il faut jeter eau et vase, c’est foutu. Même le vase aura le gout d’huile de peinture.

 

Si c’est de la sciure que l’on a jetée, elle finit par flotter. Il suffit de prendre un tamis et de filtrer la sciure. « Ouf » semblent penser pollueurs, agitateurs et spectateurs complices.

 

Cependant, après, personne ne veut boire cette eau.

 

Mais elle peut servir à nourrir les plantes ou les animaux ou encore à nettoyer. Ce sera impossible si un agitateur a secoué ce vase, il faudra du temps pour laisser reposer.

 

Pourtant, les agitateurs se sentent et se disent moins fautifs que le pollueur. Qu’en pensez-vous ?

 

Si c’est du sel qu’on a versé, l’eau garde son apparence pure mais personne ne veut la boire. Cela semble moins grave pour les pollueurs et les agitateurs puisque le sel sert en cuisine. Ils ajoutent souvent, « c’est une blague, c’est pour rire ! Y’a pas mort d’homme ! »

 

Pourtant, ni les fleurs ni les animaux n’en voudront !

 

Elle pourra juste, éventuellement, servir à cuire les patates.

 

On le voit, il est bien difficile d’attribuer la ‘faute’ la plus grave.

 

Le mieux, c’est de ne pas polluer. Parfois, filtrer peut suffire mais le plus urgent, c’est de mettre un capuchon sur le vase et un gardien filtrant à l’entrée pour éviter la pollution.

 

C’est ce que chacun doit faire avec sa vie : repérer et éviter les pollueurs et les agitateurs en filtrant et surtout en fermant le capuchon à leur approche.

 

Si j’accepte leurs gestes, mon vase et/ou celui de ma société sont en danger. Il sera impossible de revenir en arrière. Si je le fais moi-même, en me soldant de bonnes et sincères excuses,  je construis l’insécurité.

 

Je suppose qu’il est inutile de vous dire que la pollution finit à la poubelle et les pollueurs et les agitateurs finissent seuls, isolés, loin des autres. Et qu’il leur est parfois impossible de réparer.

 

A toi de choisir, seras-tu glisseur de goutte d’eau pure, pollueur, agitateur ou spectateur immobile ? C’est toi qui choisis comment tu nourris ta vie et ta communauté. Tu peux choisir le pire ou le meilleur mais attention … une goutte, une poignée suffit à tout gâcher. C’est l’effet papillon.

 

Mets de la clarté dans ta vie, protège et conserve-la.

Kersten Bernard 21/10/15

14:25 Écrit par Bernard Kersten dans Général, Vie de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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