22/08/2017

Opération colibri

Les 31/08, 01 et 02 septembre 2017, pour que tout soit prêt pour la rentrée, nous lançons un nouvel appel aux colibris. Pour rappel, le colibri fait référence à une histoire dont le colibri par son courage et ses humbles gestes a provoqué une solidarité pour sauver la forêt en feu.

Nous avons besoin de votre soutien pour :

- nettoyer meubles et objets couverts de poussière pour pouvoir les remettre dans les locaux propres;

- porter ce qui est propre dans le bon local ;

- replacer les meubles ;

- fixer les tableaux et les étagères ;

- ...

Si vous disposez de temps à nous consacrer, nous serons sur place entre 9h00 et 16h00.

Un grand merci.

Kersten Bernard.

18:48 Écrit par Bernard Kersten dans Général, Transparents, Vie de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/06/2017

Mécénat

  1. Notre école, notre philosophie

tisseurs de cathédrale… A bas les normes, nous, on construit l’énorme !

Avant d’aborder le dossier qui nous amène à vous solliciter, nous souhaitons vous présenter la philosophie qui sous-tend le projet de notre école.

Cette philosophie se construit autour du conte philosophique suivant :

« Un jour, un passant découvre trois jeunes qui taillent une pierre.

Il demande au premier : que fais-tu ?

Celui-ci répond : « Je taille une pierre. »

Il s’adresse au deuxième : « Je construis un mur. »

Le dernier s’émeut : « Je construis une cathédrale. »rosace.png

 

Chacun des trois tailleurs construit son apprentissage mais le troisième l’inscrit dans la globalité, dans l’ambition. Il s’inscrit dans le temps et dans un travail d’équipe où chaque ressource et chaque apprenti est précieux. »

 

Notre projet, c’est le compagnonnage d’enfants différents avec des enfants « ordinaires » qui partagent leurs savoirs, savoir-faire et savoir-être pour se construire en harmonie.

 

Nous poursuivons un double objectif :

  • permettre à des enfants différents (autiste, TDAH, dys-, trisomiques, autres troubles…) et à des enfants ordinaires de construire leurs savoirs, savoir-faire et savoir-être au quotidien dans un enrichissement mutuel.
  • s’extraire des normes et de la compétition pour permettre à chacun, à travers un compagnonnage structurant, de bâtir sa cathédrale, c’est-à-dire son intériorité et son extériorité, de se connaître soi et de s’approprier le monde au sein d’une communauté qui se construit elle-même en interactivité.

 

En conclusion :

« Il convient de promouvoir une école inclusive pour scolariser les enfants en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers. Le fait d’être dans une classe n’exclut pas de bénéficier d’enseignements adaptés et est, pédagogiquement, particulièrement bénéfique. Cette scolarisation au sein de l’école ou de l’établissement permet aussi aux autres élèves d’acquérir un regard positif sur la différence ». (http://www.cahiers-pedagogiques.com/L-ecole-inclusive)

 

  1. Notre école, notre projet à financer

 

Après des décennies passées à déployer des méthodes éducatives en mettant de côté l’aspect immobilier, des travaux deviennent nécessaires pour accompagner et pérenniser le projet visant à l’intégration de tous.

 

Vous lirez ci-après le cheminement sur vingt ans et les projets déployés décrits par Monsieur Kersten - Directeur.

 

« Une évolution progressive durant les 20 dernières années :

 

L’école de la Sainte-Famille, depuis des décennies, s’imposait une réflexion pédagogique sur ses pratiques et se tenait à l’écoute de l’actualité pédagogique, cherchant à proposer une école efficace et de qualité pour TOUS. Il y a une vingtaine d’années, un premier virage conséquent s’est opéré. Au moment de la refonte du programme scolaire du réseau, une série de chantiers ont été entrepris afin de mettre en place consciemment et volontairement des pratiques plus efficaces et plus efficientes. Les projets éducatif et pédagogique ont été revisités et une quête de cohérence opérée afin de passer des mots à une réalité effective sur le terrain.

Cette quête permanente d’efficience et d’efficacité, nous a permis naturellement d’accompagner des élèves en difficulté. Nous commencions à faire de l’intégration spontanée.

 

2008, virage important et association. Il y a six ans, un deuxième virage s’est opéré quand un décret a permis des aides substantielles aux écoles désirant opérer des pratiques intégratives. Nous sommes passés d’une intégration sauvage à une intégration reconnue. L’école spécialisée des Capucines de Ciney cherchait une école ordinaire pour lancer ce type de projet. Nous avons alors entamé notre fructueuse collaboration.

 

6 enfants bénéficiaires au départ sur une population de 80 élèves. Puis de plus en plus, allant jusqu’à 27 enfants sur 90.

 

Maintenant, nous tentons de nous en tenir à un taux de 25 % en intégration officielle. Mais la demande est tellement forte que ce taux n’est qu’officiel car, officieusement, un enfant sur trois arrive chez nous parce qu’il rencontre des difficultés scolaires. Du point de vue du personnel, nous sommes passés d’un enseignant spécialisé temps plein à trois enseignants spécialisés temps plein, soit un par cycle avec, en plus, une logopède temps plein et une coordinatrice spécialisée. »


Afin de poursuivre notre projet d’école, des travaux importants sont nécessaires.

 

Ils consistent en :

 

maquette.jpg

 

 

  • L’extension de l’école grâce à deux ailes supplémentaires « en dur » pour les élèves de maternelle (en rouge ci-dessus) ;
  • La rénovation des bâtiments existants : électricité, chauffage, travaux d’économies d’énergie, etc. ;
  • L’aménagement de nouveaux sanitaires.

 

L’objectif est de disposer, pour la rentrée 2017, d’un bâtiment agrandi, remis aux normes et aménagé et de le mettre à disposition des élèves de l’école.

 

 

En rouge les extensions

(phase 1 : bâtiment de gauche ).

 

L’amélioration de la modularité des lieux participera à l’amélioration de l’intégration de chacun des 110 enfants, dont 25% profitent du principe d’intégration.

 

 

Budget Global

460.000€ Hors TVA - 560.000€ TVAC

hors frais bancaires, bureaux d’études et architectes

Phase 1

 

240.000€ Hors TVA

Changement de chaudières

Isolation des sols

Création de sanitaires et station d’épuration

Extension Phase 1 - 70 m² (1ère classe)

Phase 2

 

 

220.000€ Hors TVA

Remplacement des radiateurs

Mise en conformité électrique

Extension Phase 2 - 70 m² (2ème classe)

Aide financière

70 % de subventions

Projet subsidié à hauteur de 70% par la Fédération Wallonie-Bruxelles

 

 

Il ne faut pas tourner autour de la question de l’argent : au-delà des appels aux idées vers les parents ou proches de l’école, la recherche de dons / mécénats est devenue nécessaire. Vu notre statut de « Pouvoir organisateur » et « d’établissement scolaire », nous ne pouvons pas offrir la déduction fiscale mais la satisfaction de participer un projet qui croit en chaque enfant, quelle que soit sa singularité.

 

Au-delà du financement, ce sont parfois des idées et la solidarité qui permettront à ce projet de voir le jour. Ainsi, peut-être, pourrait-on dénicher une chaudière, des matériaux de construction, un terrassier sympa qui offrirait les transports, un menuisier qui fournirait des portes, etc.

 

Trois témoignages de parents :

 

« Etant une ancienne élève de la Sainte-Famille et convaincue du projet pédagogique de l’école, nous décidons d’inscrire nos trois enfants en 1ère maternelle. Au début de leur scolarité, nos enfants entament un parcours scolaire qui ne laisse pas présager les troubles d’apprentissage que nous découvrirons dès la fin de 3ème maternelle pour l’un et, pour les 2 autres, en première année primaire. Ces dépistages précoces, nous les devons à l’attention que porte l’équipe pédagogique à tous les enfants avec leurs forces et leurs faiblesses. Ce moment annonçait une période douloureuse d’acceptation de la dyspraxie de nos trois loulous. La dyspraxie, ce trouble est dit aussi « handicap invisible » : « qui signifie la présence chez l'enfant d'un trouble neuro-développemental qui affecte sa capacité à planifier, à organiser et à automatiser les gestes moteurs pour réaliser une action ou une activité ». Là, un tas de questions se bousculent car, planifier un geste,… c’est essentiel pour écrire et pour faire tant de choses ! De plus, la dyspraxie est souvent associée à d’autres troubles comme la dyslexie, la dysgraphie…

En repensant à cette période, un mot nous vient en tête : « merci ». Merci et encore merci à toute l’équipe pédagogique pour son soutien, sa patience, sa capacité à accompagner nos enfants et nous, les parents.

Depuis ce jour, nous avons décidé, avec l’appui des enseignants, d’inscrire nos enfants au sein du projet d’intégration scolaire de l’école. Cette démarche permet à nos enfants de suivre une scolarité dans l’enseignement ordinaire avec l’aide précieuse d’enseignants détachés de l’enseignement spécialisé, de logopèdes…

Ce projet est une chance pour nos enfants car, aujourd’hui, ils suivent leur petit bonhomme de chemin, certes semé d’obstacles mais entourés d’enseignants formés aux troubles de l’apprentissage qui leur donnent une main experte et sécurisante pour se dépasser et gravir les marches de la connaissance en apprenant à apprendre… Apprendre de leurs copains de classe, d’eux-mêmes, de leurs enseignants, leurs logopèdes, du monde qui les entoure.

Aujourd’hui, nos trois loulous aiment l’école, la lecture, les copains, les sciences…

Nous mesurons la chance que nous avons d’être entourés de l’équipe de l’école Saint-Famille car, nous lisons de nombreux témoignages d’enfants et de parents désespérés par le refus d’acceptation de la différence de leur enfant.

L’avenir reste un défi mais nous savons qu’il se construit sur des fondations solides grâce à l’école et son projet. Nos enfants ont appris à appréhender leur scolarité grâce à la mise en avant de leurs forces, à la gestion de leurs faiblesses et à la confiance que leur témoignent leurs enseignants au quotidien.

Encore mille mercis à l’équipe pédagogique. »

 

Frédérique et Jérôme, très fiers de leurs trois loulous de 10 ans.

 

Nous avons fait le choix cette année de mettre nos enfants à la Sainte-Famille.

Pourquoi ?

Pour donner à nos enfants le meilleur. Leur donner envie d’apprendre, de se construire de découvrir un univers où la performance et les points ne sont pas les seuls objectifs de l’école.

Un choix clair et évident pour notre petite louloute de 4 ans qui n’était qu’en première maternelle et qui ne trouvait pas sa place dans l’école. De plus, Laure présente des gestes parasites inexpliqués médicalement mais qui risquent, un jour peut-être (ou pas), de lui poser quelques obstacles.

Nous souhaitions aussi la rassurer dans un environnement constructif et attentif à chaque enfant et lui transmettre la confiance en elle.

Pour notre grand garçon de 10 ans, le choix était plus difficile : changer de copains, d’environnement. Nous étions persuadés, en tant que parents, qu’il fallait qu’il teste cette manière de travailler et d’apprendre pour le reste de sa vie (réaliser un chef d’œuvre, travailler ensemble, ne pas viser uniquement les points du CEB…) comme nous l’avions observé pour notre grande fille de 12 ans l’année dernière.

Aujourd’hui, nous avons découvert un univers d’apprentissage complètement différent. Yuri nous fait apercevoir d’autres façons de penser et de réfléchir. La réunion de parents nous a appris que notre fils était un chercheur motivé et motivant pour les autres et qu’il était vraiment très positif. Ce ne sont pas des résultats chiffrés… Au contraire et… c’est tellement plus constructif ! Laure grandit bien, elle s’épanouit et se retrouve dans ce système plus familial, prise en charge par des institutrices à l’écoute et enrichissantes.

Jusqu’à présent, nous sommes très contents de notre choix. A suivre…

Sigrid Stéphenne et Nicolas Piron, parents de Laure (4 ans) et Yuri Piron (10 ans)

 


 

Nous avons de la chance. Beaucoup de chance même, car nos trois enfants ont manifestement des facilités avec « les choses de l’école ». Et nous avons rejoué cette chance en inscrivant nos enfants à l’école fondamentale de la Sainte-Famille à Vierset. Un véritable choix, que nous ne regrettons pas. Apprendre est pour eux un véritable bonheur, dégagés de toute pression. C’est un espace de collaboration, de rencontre et de richesses, c’est un véritable vecteur d’autonomisation et d’émancipation.

Bien au-delà des acquis de base liés au CEB, nos enfants font dans cette école des expériences essentielles, à nos yeux, pour s’engager sereinement dans la vie (scolaire) à suivre :

Côtoyer les différences, les respecter et découvrir les richesses qui s’en dégagent, apprendre, depuis le premier âge, à mettre en mots pour exprimer devant les autres ressentis et émotions personnelles, pratiquer l’autoévaluation, acquérir l’autonomie, s’investir dans plusieurs projets collectifs ou personnels d’envergure…

En tant que parents, cette école rejoint, dans sa philosophie et dans la mise en pratique de celle-ci, nos valeurs fondamentales. Elle propose d’autres règles. Les apprentissages ne sont plus effectués pour gagner des points, pour être le meilleur, pour faire plaisir à quelqu’un ou pour obtenir une belle récompense. Apprendre est la récompense. L’enfant marque des points lorsqu’il développe son autonomie par l’acquisition de savoirs spécifiques, il devient meilleur s’il peut mutualiser les forces du collectif pour venir à bout d’une situation-problème complexe.

L’autre n’est pas en compétition : il coopère à mon épanouissement.

Respect de soi et de l’autre, autonomie, solidarité, engagement, émancipation sont les compétences de base que l’école de la Sainte-Famille donne à nos enfants en sus du CEB. C’est en cela que nous sommes pleinement satisfaits de notre choix. Et nos enfants sont d’accord avec nous !

Etienne, Bérangère et les enfants

 

 

Si, comme nous, vous êtes convaincus que ce projet vaut la peine d’être soutenu :

d’avance, nous vous disons MERCI.

 

Pour plus d’informations sur les projets / l’école :

 

http://saintefamille.skynetblogs.be/

  

Le point de contact en cas d’intérêt est :

 

Mail de l’école :

ste.famillevb@gmail.com

 Pour vos dons : BE81 0882 0711 7324    Communication : don projet

Nom du titulaire du compte :

Pouvoir Organisateur

Ecole de la Sainte-Famille

Vierset-Barse.

 

 

09:08 Écrit par Bernard Kersten dans Général, Vie de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/10/2015

La goutte de vie et le vase précieux

 

La goutte de vie et le vase précieux

 

 

 

Vivre en communauté, c’est  comme remplir ensemble un grand vase d’eau où chacun apporte sa contribution, sa goutte d’eau. Cette eau permet à chacun de s’y épanouir, d’être reconnu par les autres membres. Elle est précieuse. Certaines sociétés remplissent le vase plus vite que d’autres et certains regardent la partie vide ou la partie pleine pour apprécier la qualité des apports communs. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

Si le vase est plein, on en remplit un autre. Le plus gros drame, c’est le manque d’eau car il faut de l’eau pour vivre. 

 

Cette eau doit rester claire, elle fait la fierté de ses membres. Elle doit donc être belle de l’intérieur (gout) et belle de l’extérieur (transparence).

 

Cependant, certains membres de la société font ce qui n’est pas attendu. Et moi, par distraction, je fais parfois partie de ceux-là. Mais bien entendu, par distraction seulement ! …

 

Au lieu de fournir une goutte d’eau claire, ils apportent de la pollution (goutte de peinture, poignée de sciure, sel …).

 

Quand cela arrive, les autres se fâchent, se plaignent.

 

Les pollueurs répondent, « Ce n’est pas grave, ce n’est qu’une goutte rouge, ce n’est que de la sciure, ce n’est que du sel, on s’en sert en cuisine ! ». Ils minimisent leurs actes.

 

A côté de cela, il y a gens qui exploitent la situation pour faire ‘mousser ‘ pour le plaisir. Ce sont les agitateurs.

 

Certains ne réagissent pas, ce sont les spectateurs.

 

Quand la pollution arrive, il faut virer l’eau et changer de vase. Le travail fournit par chacun n’a servi à rien, c’est du gaspillage de temps et d’eau.

 

Pourtant, dans certains cas, il y a moyen de ‘rattraper’ un peu la situation ou la compliquer davantage.

 

Si c’est une goutte de peinture rouge, on verra apparaître un voile rougeâtre dans l’eau.  « C ‘est pas si grave ! » diront les pollueurs à tort. C’est dramatique si un agitateur secoue le vase, l’eau deviendra toute rouge. « Mais j’ai rien fait moi, je n’ai fait que prendre le vase en main. » tentent de minimiser les agitateurs face à l’ampleur des événements. Dans ce cas, il faut jeter eau et vase, c’est foutu. Même le vase aura le gout d’huile de peinture.

 

Si c’est de la sciure que l’on a jetée, elle finit par flotter. Il suffit de prendre un tamis et de filtrer la sciure. « Ouf » semblent penser pollueurs, agitateurs et spectateurs complices.

 

Cependant, après, personne ne veut boire cette eau.

 

Mais elle peut servir à nourrir les plantes ou les animaux ou encore à nettoyer. Ce sera impossible si un agitateur a secoué ce vase, il faudra du temps pour laisser reposer.

 

Pourtant, les agitateurs se sentent et se disent moins fautifs que le pollueur. Qu’en pensez-vous ?

 

Si c’est du sel qu’on a versé, l’eau garde son apparence pure mais personne ne veut la boire. Cela semble moins grave pour les pollueurs et les agitateurs puisque le sel sert en cuisine. Ils ajoutent souvent, « c’est une blague, c’est pour rire ! Y’a pas mort d’homme ! »

 

Pourtant, ni les fleurs ni les animaux n’en voudront !

 

Elle pourra juste, éventuellement, servir à cuire les patates.

 

On le voit, il est bien difficile d’attribuer la ‘faute’ la plus grave.

 

Le mieux, c’est de ne pas polluer. Parfois, filtrer peut suffire mais le plus urgent, c’est de mettre un capuchon sur le vase et un gardien filtrant à l’entrée pour éviter la pollution.

 

C’est ce que chacun doit faire avec sa vie : repérer et éviter les pollueurs et les agitateurs en filtrant et surtout en fermant le capuchon à leur approche.

 

Si j’accepte leurs gestes, mon vase et/ou celui de ma société sont en danger. Il sera impossible de revenir en arrière. Si je le fais moi-même, en me soldant de bonnes et sincères excuses,  je construis l’insécurité.

 

Je suppose qu’il est inutile de vous dire que la pollution finit à la poubelle et les pollueurs et les agitateurs finissent seuls, isolés, loin des autres. Et qu’il leur est parfois impossible de réparer.

 

A toi de choisir, seras-tu glisseur de goutte d’eau pure, pollueur, agitateur ou spectateur immobile ? C’est toi qui choisis comment tu nourris ta vie et ta communauté. Tu peux choisir le pire ou le meilleur mais attention … une goutte, une poignée suffit à tout gâcher. C’est l’effet papillon.

 

Mets de la clarté dans ta vie, protège et conserve-la.

Kersten Bernard 21/10/15

14:25 Écrit par Bernard Kersten dans Général, Vie de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/05/2011

Grandiose

 

Notre école n’est pas exceptionnelle, elle est grandiose !

Pourquoi faut-il préserver cette qualité ?

 

Depuis le mois septembre, la vie évolue au sein de l’école. L’histoire de l’année scolaire 2010 – 2011 s’écrit  au gré des évènements. Ces évènements nous tranquillisent, nous équilibrent…il arrive qu’ils déconstruisent, déstabilisent…remettent en cause notre équilibre, notre idéologie…

Avec l’arrivée du printemps, n’est-il pas l’heure de s’arrêter, de s’interroger sur « L’école ? Mon école? Notre école ! »

Dans notre école, nous voulons faire le choix de vivre apaisés et ensemble.

C’est pourquoi, nous vous proposons cette réflexion.

 

Pourquoi notre école n’est pas exceptionnelle :

Simplement parce que l’exception n’est pas première, ce qui compte c’est la règle.

Les règles sont des outils pour faciliter la réussite ou le bon déroulement d’un défi. Pas de circulation sereine sans code de la route. Pas de plaisir au jeu sans un référent indiscutable.

Les exceptions ne sont prévues que pour diluer un blocage. Elles ne sont pas premières.

Dans notre école, nous pratiquons la différenciation.

Différencier ne veut pas dire proposer des exceptions.

Les camions et les voitures empruntent la même autoroute, poursuivent le même objectif : arriver à destination. Cependant, très peu mettront le même temps, dépenseront la même énergie. Certains ne pourront pas traverser les agglomérations, franchir certains tunnels… Mais tous poursuivront leur route jusqu’au terme. Sauf panne ou accident.

Il n’est pas autorisé de circuler sur la bande d’arrêt d’urgence. Néanmoins, en cas d’accident, la police déviera le trafic, quelques centaines de mètres, sur cette bande interdite pour faire face à cette circonstance exceptionnelle. Dès l’incident clos, les voies ordinaires seront reprises. Aucune autre règle ne change même si l’on est dans l’exception.

Si l’on est dans l’exception trop souvent, il n’y a plus de fluidité possible.

Différencier, c’est accepter qu’un camion n’arrivera pas à la même heure que l’automobile, c’est accepter que le chauffeur international prenne des périodes de repos sur les aires appropriées, c’est l’empêcher de franchir un tunnel trop bas ou encore de descendre une pente où ses freins risquent de lâcher…

Différencier, ce n’est donc pas produire de l’exception mais fournir des adaptations aux besoins.

Pourquoi notre école est grandiose :

C’est le message « grandis, ose ! » qu’il faut prendre en compte.

Très tôt, le bébé nous le démontre. Il veut grandir. Il veut agrandir son champ de vision, de perception, de découverte. Pour cela, il ose, il explore, il prend des risques. C’est pourquoi, nous lui aménageons un espace sans danger. Quand il est dans son parc, pour percevoir maman qui s’est éloignée, il va s’aider des barreaux pour tenter de se hisser pour explorer un meilleur point de vue. Il prend le risque de se cogner aux barreaux, de basculer en arrière. Qu’importe, le désir est plus fort, il ose. Quand il réussit, il ressent un plaisir.

Il a réussi parce que maman s’est retirée de sa surprotection et qu’elle lui a confié un espace pour grandir.

L’école doit être ce lieu. Celui où il est possible de grandir, de s’épanouir en prenant des risques, sans danger, mais valorisants. Ces essais et erreurs doivent pouvoir se faire en toute sécurité, confiance et bienveillance. Il y a une part de perte à accepter pour gagner ce plaisir du sentiment d’avoir réussi quelque chose de difficile, d’avoir appris, d’avoir grandi.

C’est un chemin semé d’embûches mais qui procure de la chaleur intérieure quand l’obstacle est franchi.

La différenciation doit être le terrain qui permet à chacun de se dépasser, de conserver ce moteur interne qui pousse à l’audace en fonction de ses potentiels.

L’exception, c’est ce qui empêche de franchir l’obstacle et de le contourner. Elle permet de gagner du temps mais pas de grandir. L’exception doit être exceptionnelle.

L’école doit être ce lieu grandiose où l’on ose grandir.

Vous comprenez dès lors qu’il faut préserver cette qualité.

 

Comment nous faisons passer ce concept aux enfants ?

 

Tout d’abord, nous leur montrons leur petit frère, leur petite sœur, cousin ou cousine. En quoi et comment on voit qu’ils veulent grandir.

Ensuite nous leur expliquons le schéma suivant :

zone grandir.JPG

Grandir, c’est l’espace vert. On y tente des défis, on réalise des apprentissages, on a droit à l’erreur, (points rouges sur le schéma), on y est en sécurité pour s’y épanouir. Il y a des règles pour que tout se passe bien. Chacun y apprécie et y reconnait la différenciation.

Le cadre tout autour, c’estla limite. Ellene fait pas partie de la zone verte.

Malheureusement, certains s’y aventurent, se retirent de l’espace pour grandir. Pour des raisons multiples : peur de grandir, attirer l’attention ou attiser la tension.

Ceux-là réclament l’exception. Ils se croient autorisés à jouer au petit chef, à l’arbitre, à celui qui sait déjà tout et qui peut s’extraire du jeu pour dénoncer les autres, les diminuer, leur faire la morale… C’est le schtroumf à lunettes !

C’est aussi l’espace des exceptions (qui, rappel, doivent être rares, elles ne sont pas la règle). Mais les exceptions sont limitées et encadrées (comme la police en cas d’accident). Elles ne sont pas usuelles.

D’autres enfin, ils sont rares, mais cela peut arriver dans tout système social, se sont mis en dehors. Pour diverses raisons qui font partie de leur histoire, ils frappent, insultent, ne respectent pas les règles. Ceux qui sont dans l’espace vert doivent les repérer et s’en méfier. Les adultes doivent, d’une part, les protéger de ces éléments perturbateurs et d’autre part, ramener ces ‘schtroumfs costauds’ sur le droit chemin.

Quand un enfant sort de l’espace vert (règles communes), nous lui rappelons où il se trouve (certains enfants n’en ont pas toujours conscience) et nous l’invitons à re-choisir la voie grandiose. Si une sanction s’impose, elle sera expliquée et le règlement d’ordre intérieur sera appliqué.

Pour chacune des situations, nous sommes dans un processus éducatif et formatif. Nous faisons à chaque instant le pari d’éducabilité, même pour les situations les plus difficiles.

 

Que pouvons-nous faire, nous les adultes, pour conserver cette ambiance grandiose ?

 

Nous pourrions commencer par nous inscrire nous-mêmes dans ce schéma.

Vis-à-vis de l’école, suis-je dans l’espace vert ? Ne fais-je pas incursion sur la zone du schtroumf à lunettes ? Quel exemple suis-je pour mes enfants ? pour les autres enfants ?

Nous pourrions décider que cet espace vert est un espace de paix et de sérénité, de découverte et d’erreur possible, imparfait mais porteur. Un espace enfant où je n’y apporte pas, moi adulte, mes peurs, mes colères, mes révoltes, mes inquiétudes. Celles-là, je les gère sainement entre adultes, sans la présence, même indirecte, des enfants, en veillant à bien identifier mon problème, et en tachant de ne pas le généraliser. Sans quoi, je fais le schtroumf costaud.

Pour conserver cet espace vert, je m’interdis par exemple d’interpeler, dans la cour, l’enfant d’un autre qui a vécu un conflit avec mon enfant. Je m’interdis de déranger les classes et leurs acteurs entre 8h30 et 15h20 et j’y dépose mon enfant à l’heure. Si pour circonstance exceptionnelle, je dois perturber l’intimité des classes, je m’arrange pour que cet instant soit le plus bref possible et je ne crois pas, parce que les enseignants sont en récréation ou les enfants en atelier libre,

que je peux interrompre cette intimité.

Suis-je un facilitateur ou fais-je obstruction ?

Loin de nous l’idée de juger qui que ce soit mais, de temps en temps, regarder où nous en sommes et où sont les écueils, ne signifie pas que nous soyons égarés ou menacés.

 

Voilà pourquoi et comment notre école est et restera une école grandiose !

 

29/06/2009

Visite au Mont Mosan

Visite au Mont Mosan

  • Le petit train : 3 petits tours et puis revient ;
  • Les carrousels font tourner le ciel ;
  • Les perroquets... Mais on en rêvait !
  • Les otaries nous ont fait bien rire ;

(N'est-ce pas Yasna !?)

  • Pour cette belle après-midi ... Merci ;
  • Pour les mamans... Merci aussi.
  • Mais pour nos petits, un GRAND MERCI.

 

Ingrid (maman de Lise, Antoine et Mathys)

14:18 Écrit par Bernard Kersten dans Vie de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2008

 

Bonjour et bienvenue dans notre petite école,

 

Nous sommes contents de vous rencontrer parce que nous avons un point commun : nous avons choisi la même école pour nos enfants. Ce choix n'est pas uniquement un hasard géographique. Vous débarquez en maternelle ou en primaire et vous êtes plein d'espoir, vous avez mûrement réfléchi ce choix mais vous ne savez pas où vous allez, ou plus exactement, vous ne savez pas ce qui attend vos enfants.

Pour connaître une école , il faut la vivre, parfois plusieurs années pour en comprendre tous les fonctionnements. Vous avez de la chance, dans cette école , il y a place pour les parents si vous le souhaitez.

Comment, où, quand ???

Tous les jours , vous pouvez rencontrer « votre » enseignant lors de l'arrivée en classe, un quart d'heure est consacré à cette transition entre famille et travail. Si vous débarquez tous les jours, ça va être difficile pour l'enseignant, pour votre enfant, pour les autres parents et pour les autres enfants...

Comme je ne suis plus concernée, c'est facile de rappeler que parfois, la tendance en maternelle est de prolonger ce quart d'heure...difficile pour les institutrices de commencer une activité...

A propos de quart d'heure, convivialité et ponctualité s'accordent, pour tous...et toute l'année...

Il est parfois possible de se croiser en fin de journée à la sortie des classes.

Vous rencontrerez aussi les enseignants lors des évaluations tout au long de l'année, en général sur rendez-vous.

Si vous voulez savoir ce qui se passe en classe et comment on travaille tous les jours, il y a régulièrement des journées portes ouvertes aux parents qui peuvent assister sans intervenir aux ateliers, aux cours, aux activités... Cette demi journée ne sera pas une mise en scène, ce sera quelques heures auxquelles vous pourrez assister au travail de votre enfant. Il y en a plusieurs chaque année qui sont annoncées dans le « transparents ».

Le « transparents » ???

Petit journal de l'école qui relate les moments importants, qui annonce les fêtes et autres activités, qui permet de communiquer de manière plus générale entre parents. Vous pouvez participer à ce journal, il paraît régulièrement le vendredi, surveiller les mallettes !

Vous serez vite informés de nos rencontres plus festives : ballade de rencontre, fêtes des grands-parents, fête de noël, marche ADEPS,etc...

Vous arrivez à l'école, quel bonheur de descendre cette ruelle main dans la main avec le ou les petits ou plus grands... Ce serait dommage que dès le troisième jour, les petits soient obligés de se coller contre la haie pour laisser passer les voitures des gens pressés donc il y a quelques années, nous parents, vous parents avions décidé de ne pas emprunter la ruelle des messes en voiture pendant les heures de « pointe ».

Pour le voisinage, il est également plus agréable et plus respectueux que les trottoirs herbeux ne soient pas massacrés par les voitures qui s'y parquent. La rue permet une alternance de voiture à gauche et à droite ce qui ralentit la circulation et sécurise un peu les lieux.

La sortie est également organisée pour le confort et la sécurité, on avait le choix : les parents hors de l'école et débrouillez-vous ou un peu de convivialité...

Les élèves plus grands descendent de l'étage et prennent en charge un petit pour rejoindre le rectangle dans la cour afin d'organiser la sortie sans danger. Les premiers sont les enfants qui partent à vélo, les seconds les enfants du village et ceux que les parents attendent, ça évite des petits terrorisés par le flot, des vélos coincés dans les piétons, des enfants qui sortent sans accompagnement...

Une école comme celle-ci est le fruit d'une réflexion permanente, d'une remise en question régulière, d'un vrai travail de fond pour savoir comment mieux faire.

Ce qui est expliqué plus haut ne s ‘est pas fait en un jour, des améliorations sont toujours possible, et notre école a le défaut de toutes les écoles, elle n'a pas le temps de tout expliquer et de bien informer les nouveaux parents du comment et du pourquoi de telle ou telle mode de fonctionnement.

Quand on pratique une école depuis un an ou deux ou dix, on oublie ce qu'on ne savait pas en arrivant, n'hésitez pas à rencontrer les enseignants et les autres parents pour tout savoir...

Il existe aussi au sein de notre école une association de parents à laquelle vous pouvez participer si vous le souhaitez, mais chaque chose en son temps, fini de vous assommer pour aujourd'hui.

L'association de parents ne tardera pas à se manifester...

 

                                                   Encore bienvenue à vous tous !

 

Likfu, maman de Nahla Mahaux en sixième  primaire, dans les murs depuis quatorze ans et pour la dernière année...                                                                                             

 

15:20 Écrit par Bernard Kersten dans Vie de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/06/2008

Photos de la fête des chefs d'oeuvre

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